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Béjaïa : Baâziz souhaite le départ de Khalida Toumi

samedi 07 juillet 2012 à 17:35   ·   1 Commentaire - Patager sur : Votre Facebook - Votre Twitter - Email cet article

Le chanteur populaire engagé Baâziz présent ce weekend  à Béjaia pour un concert au village touristique CapriTour, à Tichy s’est exprimé sur les derniers scandales qui ont secoué le secteur de Khalida Toumi, notamment la panoplie d’artistes étrangers payés en devises, par l’argent du contribuable pour animer des concerts à l’occasion du Cinquantenaire de l’Indépendance de l’Algérie, alors que plusieurs artistes algériens sont délibérément écartés.

Répondant aux questions de notre correspondant, Baaziz a simplement souhaité le départ de l’actuelle ministre de la Culture : « Il y a beaucoup de choses à dire sur elle, on souhaite la voir partir car il n’y a pas que cette histoire (d’artistes étrangers payés en devises, ndlr). Elle a fait plein d’autres bêtises », fustige l’artiste.

La culture selon Khalida Toumi

Avec plus de 10 ans à la tête du ministère de la Culture algérien, l’ex cadre du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie, semble trouver du mal à diriger un secteur aussi sensible, surtout avec la crise identitaire que connait l’Algérie depuis   son Indépendance avec le combat des berbéristes mais aussi la décennie noire et l’avénement des islamistes.

Le festival Arabo-africain lancé par la ministre en 2005, 3 ans après sa nomination , dans la ville de Tizi Ouzou soulève, chaque année de fortes réactions de la part de la population et d’artistes locaux qui regrettent cette promotion effrénée de diverses cultures au détriment de la culture Amazigh jetée aux oubliettes. « En l’absence de cadre pour la promotion de la culture nationale, ce genre de festivals n’a aucun sens », déclare un des artistes de la région.

L’absence flagrante de la littérature Amazigh dans les établissements d’enseignement et les étals des bibliothèques ainsi que la censure dont sont victimes des artistes et écrivains algériens, sont les autres faiblesses du ministère de Kahlida Toumi.

Mais le talon d’Achille de Khalida Toumi demeure pour beaucoup d’observateurs de la scène culturelle algérienne, le choix d’artistes imposés au public algérien  durant des occasions aussi importantes que les fêtes nationales et les sommes colossales dépensées à leur profit.  Certains d’entre eux dont le nom est connu au niveau international sont loin d’être « des amis de l’Algérie ». Il suffisait, pourtant pour la ministre de la Culture de piocher dans le milieu artistique algérien en France pour le savoir.  Ce manque d’envergure risque de provoquer à la ministre un départ par la petite porte.

Farid Ikken

*Lire l’entretien avec Baaziz réalisé par notre correspondant Hafid Nait Slimane dans notre édition de demain.

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Commentaires (1)

  1. belmel dit :

    elle ne peut que sortir par la petite porte. il est difficile de resister a l’appel de la mangeoire ! n’est ce pas madame toumi ??!!





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