Le P/APW de Béjaïa : « C’est la dictature qui sévit dans ce pays »
samedi 07 janvier 2012 à 15:06 · 1 Commentaire - Patager sur : Votre Facebook - Votre Twitter - Email cet article
Ces derniers temps, les citoyens de différentes régions de la wilaya de Béjaïa ont exprimé, souvent, par des manifestations pacifiques, mais parfois par des actions violentes, leur désarroi et exigé des réponses des pouvoirs publics et des élus locaux sur leurs conditions socioprofessionnelles ainsi que sur le sous-développement de leurs localités respectives. Dans un entretien sans détour, le P/APW de Béjaïa, Hamid Ferhat tente d’apporter des réponses sur les projets les plus critiqués et revient sur ce qui, encore aujourd’hui, se pose comme obstacle contre la bonne gestion du développement local.
Quel bilan faites-vous de l’année 2011 au niveau du développement local et sur le plan de l’ouverture politique ?
Tout d abords je tiens à vous remercier de m’avoir accordé cet entretien, dans votre journal auquel je souhaite un développement. Ce qui va nous permettre de mieux connaitre Béjaïa, son développement, son histoire et son économie.
Au niveau du développement local et de l’ouverture politique, je tiens d abords à préciser que ce sont deux volets différents. Pour la question d’ouverture politique, je ne vois aucune ouverture. C’est le code de wilaya qui régit et la nous avons nos limites. En tant qu’Assemblée populaire de wilaya, nous avons nos prérogatives qui sont inscrites dans le code de wilaya. Nous n’avons aucune prérogative qui nous permet de nous pencher sur d’autres volets.
Pour le développement local pour l’année 2011, je dirai tout d’abords qu’on a pu quand même réaliser et absorber quelques retards en matière de réalisation de réseaux routiers, routes de wilaya, chemins communaux, et en matière d’équipements public en général, l’éducation, l’enseignement supérieur, la santé, les travaux publics, aux collectivités locales, aux communes, qui ont réalisé pas mal de bibliothèques, des centres culturels, maisons de jeunes, des revêtements de chemin, aménagement urbain, et de réalisation d’ alimentation de gaz de ville. Au niveau d’alimentation en gaz de ville, je reconnais que nous sommes la dernière wilaya à l’échelle nationale, mais je pense que nous avons un programme très consistant en matière d’alimentation de gaz de ville pour le quinquennal 2010-2014. Un défi que nous avons lancé pour arriver à alimenter plus de 50 000 foyers d’ici 2014. Si les obstacles et des oppositions que nous vivons dans chaque projet ne nous retardent pas. Mais nous essayons par le dialogue avec nos concitoyens de trouver des solutions aux différents contentieux juridiques sur les assiettes foncières que nous rencontrons et nous avançons très bien sur ce plan.
Au niveau d’autres institutions et organes avec lesquels vous travaillez, trouvez-vous des obstacles ?
Il faudrait bien savoir, que l’Assemblée populaire de wilaya que j ai l’honneur de présider, est un organe délibérant, ce n’est pas un organe exécutif donc en matière de réalisation de programmes cela relève des compétences de l’administration. Si aujourd’hui, le citoyen constate qu’il y a absence de réalisation, une absence d’équipement, de développement en général et c’est ce que on ressent aujourd’hui à travers ce qui a été exprimé par les populations, par des coupures de routes, par des contestations, par des manifestations qui sont pacifiques, et c’est un droit citoyen. Ils expriment leur désarroi du sous-développement qu’ils vivent quotidiennement. Il faut savoir que l’exécution des programmes de développement local relève des compétences exclusives de l’administration. L’administration c’est le wali qui est le premier ordonnateur, les directeurs des services déconcentrés de l’Etat, les chefs de daïra et les présidents d’APC. Heureusement, pour les présidents d’APC, ce n’est pas pour mentir ou se faire des ailes, non pas du tout, c’est pour vous dire que les programmes dont les présidents d’APC son chargés sont achevés.
Regardez les PCD, programmes communaux du développement, regardez les consommations des crédits, l’avancement des travaux. Cela avance bien, les délais sont respectés. Regardez ou il y a énormément d’argent la où on parle de milliards, les PSD (Plan Sectoriel de l’Etat) qui relèvent des directeurs exécutifs sous l’autorité de M. le wali. C’est la que nous avons de grandes enveloppes non consommées, un taux très réduit,
Sinon je dirai que le bilan de l’Assemblée populaire de wilaya est un bilan positif. Le fait que nous avons accompagné les projets de l’Etat, que nous avons certains secteurs névralgiques de l’Etat. Nous avons apporté au-delà de 70 milliards pour les projets de revêtements des chemins de la wilaya. Nous avons apporté plus de 30 milliards au profit de la santé. Nous avons plus de 30 milliards au profit de la jeunesse et des sports, de la culture, et nous avons financé des équipements dans le cadre d’une gestion d’austérité, rigoureuse du budget de la wilaya.
Dans le cadre du budget de wilaya nous avons financé les projets des cantines scolaires, avec plus de 10 milliards, le transport scolaire, 6 milliards, pour le gaz et électrifications rurales, les gaz et l’électricité pour les CEM et les lycées. Ce sont des sommes où l’APW a contribué, malgré que normalement ces budgets dépendent du sectoriel, c’est à dire par exemple de l’Education, mais vu la situation ou en sont nos écoles on a contribué à ces financements.
Concernant le CHU de Béjaïa et le site de Sidi Bouderhem, ou en sont les travaux ?
Pour le projet du CHU, je voudrai qu’on soit un peu précis. l’APW, dés son installation s’est, tout de suite étalée pour la Faculté de médecine. Nous avons pu arracher la faculté, qui a fonctionné pendant trois ans mais au bout de trois ans elle doit avoir un CHU. Après le lancement de la faculté nous n’avons pas cessé de nous battre pour arracher le CHU, et nous avons pu l’avoir dans le cadre du quinquennal. Actuellement le CHU de Béjaïa est inscrit dans le cadre du quinquennal jusqu’a 2014 mais nous espérons, de l’avoir aux moins dans les inscriptions de 2012 que nous attendons. Cela ne saurait tarder, c’est une question de jours, le programme de 2012 va arriver. L’Assemblée a également alimenté le CHU de plus de 6 milliards pour les travaux d’aménagement et de restauration. Certainement vous avez constaté les changements qui sont dans cet hôpital, aujourd’hui nous apprécions l’entrée, le service des urgences, le laboratoire. Nous avons contribué pour l’acquisition d’une IRM qui coute 14 milliards de DA que nous avons payée du budget de la wilaya. Il faudrait que ca soit précisé.
Donc aujourd’hui, pour le site de Sidi Bouderhem où nous avons demandé sa distraction, parce qu’il dépend du régime forestier. Aujourd’hui chose faite. Mais n’empêche avant même sa distraction nous avons mis plus de 8 milliards pour sa protection, par des ouvertures de routes et de pistes et par des protections pour que ce CHU ne soit pas agressé, par des constructions illicites. Nous avons remis 8 milliards à la direction de l’urbanisme qui est chargée aujourd’hui des travaux pour vous dire que nous avons préparé tout. Si le pouvoir central nous octroie l’inscription en 2012, notre CHU sera implanté au niveau du site Sidi Bouderhem et c’est un site formidable.
S’agissant des retards de réalisations de grands projets tels la pénétrante Est Ouest et le dédoublement de la RN 26, pour ne citer que ceux-là, vous avez cité auparavant un problème de structure, que voulez-vous dire ?
Pour la pénétrante, qui est effectivement au cœur de tous les citoyens de Béjaïa, c’est un facteur économique très important pour la wilaya. Sa réalisation sera une bouffée d’oxygène pour l économie de la wilaya, je dirai que son budget est consigné, elle est inscrite avec 90 milliards de dinars. L’étude vient de commencer par un bureau d’études coréen, au moment ou je vous parle ils sont sur le terrain. Nous espérons que dans huit mois environs, en fin 2012 les travaux seront lancés. Maitre Messaoudi qui est présent aujourd’hui avait rencontré le ministre des travaux publics, dernièrement durant la rencontre du CNES au niveau d’Alger. Le ministre lui a confirmé que fin 2012 les travaux vont commencer. C’est à nous aussi, en tant qu’élus de trouver une concertation pour ne pas avoir de problèmes d’opposition pour le passage des réseaux par les citoyens, qui vont surement nous comprendre, nous faire des concessions et nous faciliter la tache pour réaliser la pénétrante.
Pour le dédoublement de la RN 26, aujourd’hui je reconnais que nous vivons tous un calvaire. La RN 26 est un mouroir premièrement, c’est une route qui consomme le temps du citoyen. Vous constatez que de Bouira à Alger vous avez une heure et demi et de Tazmalt à Béjaïa vous faites 3 heures de route. C’est la catastrophe. Nous n’avons pas cessé au niveau de l’Assemblée de wilaya de faire des écrits, des enregistrements sont témoins pour demander le dédoublement de la RN 26. La dernière visite de Mr le ministre des travaux publics, nous a donné un peu chaud au cœur et nous a promis qu’il y aura une inscription du dédoublement de la RN26 en 2012 que nous attendons dans le programme sectoriel. Espérons que les promesses lancées seront tenues, sinon le dédoublement de la RN 26 est impératif. Nous n’allons pas nous taire et nous n’avons pas cessé de le crier.
Concernant la politique menée pour dissoudre les entreprises publiques, pensez-vous que l’Etat soit conscient de sa stratégie et quelle est votre position ?
Le premier ministre M. Ouyahia est l’ennemi du secteur public. C’est lui qui a été le promoteur et l’acteur principal de la liquidation du tissu industriel public en Algérie. C’est la seule APW qui a osé critiquer cette stratégie. Elle était composée de 3 tendances politiques, le FFS, le FLN et trois indépendants. On a travaillé ensemble et la délibération était votée à l’unanimité contre la dissolution et la liquidation de ces entreprises et nous avons repris en 2009 et en 2008 la même allure. Nous n’avons jamais cessé de saisir le premier ministre Ouyahia pour sauver ces entreprises. Il y avait certaines entreprises qui ont été sauvées, le cas du NMTP et le cas de Transbois. Les écrits sont la. Aujourd’hui, il y a une conscience nationale. C’est parafait, elle est renforcée par la loi de finance complémentaire en 2011 et elle vient d’être encore renforcée dans la loi de finance 2012 parce que aujourd’hui l’Algérie possède des réserves importantes. C’est formidable et encourageant. A partir du moment où on possède un tissu industriel public pourquoi ne pas leur offrir le moyen pour une mise à niveau de ces entreprises, qui déjà ont atteint une expérience et un professionnalisme. Pourquoi ne pas leur offrir un financement pour les protéger de la mafia import-import. Aujourd’hui, on permet du n’importe quoi comme importation, pour tuer la production nationale. Nous sommes en train de créer des postes d’emploi de l’autre coté de la méditerranée et on perd chez nous. C’est de l’absence de stratégie, c est de la mainmise de la mafia politico-financière sur la stratégie l’économie nationale. Alors nous voulons qu’il y ait une prise de conscience patriotique sur ce niveau.
Je sais que l’Algérien peut produire mieux et faira des miracles, donc nous avons sauvé pas mal d’entreprises et nous n’allons pas nous taire. Ces entreprises doivent être mises à niveau, renforcées financièrement ce qui va donner encore de l’emploi car nous avons perdu plus de 4000 emplois au niveau de la wilaya.
Il existe actuellement une seule agence du Centre national de registre de commerce sur toute la wilaya qui reçoit un nombre très important d’entrepreneurs quotidiennement. Ya-t-il un plan d’ouverture d’autres antennes dans la wilaya pour garantir une meilleure prise en charge et un meilleur accueil aux entrepreneurs de la région ?
La stratégie en principe de l’administration c’est d’être prés du citoyen et non pas le citoyen qui doit courir derrière l’administration. Effectivement, en matière d’infrastructures du commerce on est en déficit total à l’échèle de la wilaya, en matière de structure d’abords, et même en matière de moyens humains, et matériels nous sommes en déficit total car c’est un service indispensable pour la délivrance du registre de commerce. Il faut mettre entre les mains des fonctionnaires, des moyens matériels pour pouvoir vérifier, suivre et contrôler en matière de prix, d’hygiène et de suivi en général pour fructifier et décentraliser au minimum au niveau des daïras. Car on constate avec la venue de la politique de l’ANSEJ, le registre de commerce est une pièce impérative pour accéder a réaliser son projet, et on constate qu’il y a une seule agence à l’échèle de la wilaya pour enregistrer son projet. C’est l’étranglement de l’activité et de l’initiative.
En plus, le service laisse à désirer, notamment au niveau de l’innovation, pour les innovateurs de la wilaya qui se présentent avec leurs projets et exigent un minimum d’anonymat, pour protéger leurs projets mais ces conditions n’existent pas vu qu’il faut déclarer cela aux administrateurs aux guichets. N’est-il pas impératif qu’un changement ait lieu également au niveau de l’accueil ?
Je vous dis c est l’étranglement, on a l’impression que de cette manière, on ne veut pas encourager l’innovation, l’idée, l’initiative, l’émancipation que nous sommes contre tout cela.
Pour le changement, cela relève du ministère. N’oubliez pas que le registre de commerce échappe aux compétences de wilaya. Il fait partie des services privilégiés de l’Etat qui échappent à l’autorité du wali et de la wilaya.
Des structures étatiques très importantes, telles l’ANEM et l’ANSEJ travaillent dans des conditions lamentables, dues notamment à leurs locaux exigus et au nombre important de citoyens qui y affluent quotidiennement. Comment se fait il que des organes de l’Etat aussi importants ne peuvent trouver du foncier pour leurs extensions alors que beaucoup de terrains à Béjaïa relèvent du domaine public ?
Tout d abord l’ANEM et l’ANSEJ vont droitement vers les jeunes, et nous connaissons le pourcentage des jeunes dans notre pays. L’Algérie est un pays très jeune, mais l’Etat ne réfléchit pas ainsi, malheureusement. Je le dis et je l’assume, en Algérie l’Etat est absent. Avant de lancer une telle stratégie, une telle procédure il va falloir penser à l’accueil de ces structures. Malheureusement, comme vous le soulignez elles sont dans un état très exigu et ne peuvent même pas fonctionner convenablement. Ce n est pas le terrain qui manque c’est leur inscription de réalisation des directions et des antennes de ces structures. Mais cela n’empêche pas qu’il y a eu des initiatives de quelques APC qui ont mis à la disposition de ces structures des locaux pour les décentraliser, par exemple à Akbou et à Derguina.
Mais sinon, dés que nous avons l’inscription de ces projets à l’indexe de Mr le wali, certainement la wilaya est chargée de trouver une assiette, de réaliser des équipements de la structure et les mettre à la disposition de l’ANSEJ ou de l’ANEM et vont être réalisées a concours définitif par le budget de l’Etat. Nous avons demandé dans e cadre du quinquennat, nous les avons pas oubliées, la demande est très forte. Le wali avait demandé l’inscription d’ANSEJ et d’ANEM dans des daïras à travers le territoire de la wilaya et nous souhaitons leur inscription.
Que pensez-vous du projet de loi sur le nouveau code de la wilaya ?
Le débat du code de la wilaya, actuellement est un non événement, parce qu’il n y a aucun changement. Il y a que de la reformulation. Ils ont apporté des éclaircissements et renforcements des pouvoirs du wali, mais sinon l’Assemblée populaire de wilaya reste un organe délibérant sans aucun pouvoir d’exécution, ni de contrôle ni de suivi et sans aucun pouvoir de proposition. Puisque je constate que le ministre de l’intérieur parle qu’elle restera un organe de proposition. C’est un mensonge, c’est de la mystification. C’est du vent. L’Assemblée Populaire de Wilaya n’a aucun droit de regard sur les propositions sectorielles. Regardez bien le texte de l’avant projet qu’ils ont présenté à l’Assemblée nationale.
Il faut qu’il y ait une refonte générale du code de wilaya et du code communal. Il faut qu’il y ait une démocratie, il faut libérer les libertés. Il faut revenir à l’article 5 de la constitution qui dit : le pouvoir est l’émanation du peuple. Moi je suis de l’émanation du peuple, ma tutelle c’est le peuple. Je n ai jamais fait de demande d’emploi à M. Dahou Ould Kablia ou au président de la république pour être P/APW. Je me suis adressé à la population. Donc il faut une décentralisation il faut que ce soit l’élu qui décide comment, quoi et pourquoi. L’administration est chargée des affaires publiques, de la police, de réalisation des documents de l’Etat civil. Le développement du pays est du ressort des élus du peuple. Je suis désolé mais c’est la dictature qui sévit dans ce pays et nous ne sommes pas prêts, avec un pouvoir aussi fermé, aussi méchant, nous n’arriverons pas encore à une ouverture à une démocratie.
Le wali a réagi gravement durant la session ordinaire de septembre 2011 ; sur 42.8 milliards de dinars alloués à la wilaya dans le cadre du plan quinquennal, seuls 4.4 milliards de dinars ont été consommés à juin dernier, un taux de 9 % seulement avait déclaré le wali qui avait critiqué tous les secteurs et menacé que « des têtes allaient tomber ». Qu’en pensez-vous et quelles sont les mesures prises à votre niveau ?
C’est une question qu’il faudra lui poser à lui. Est-ce que depuis ce jour-la il y a eu une tête qui est tombée ? II n’y a rien. Donc je vous invite à lui poser cette question. Cela ne relève pas de mes compétences, car si c’était le cas il n’y aurait pas de taux de 9 %.
Dans le cas des locaux professionnels, ou en sont les travaux des 5200 locaux répartis sur les 52 municipalités de la wilaya ?
Tout d’abord je rejette cette idée de 100 locaux commerciaux par commune, car c’est une catastrophe à l’échelle nationale. Un chef d’état qui annonce 100 locaux par communes. Cela n’a pas de sens. C’est de l’inconscience. Des locaux construits dans des coins perdus, ils sont aujourd’hui abandonnés. Donc je ne peux pas répondre à cette catastrophe.
Certains élus locaux et Présidents d’APC pensent que le budget alloués aux communes dans le cadre des PCD, de 2 milliards 800 millions de centimes est insuffisant pour faire face à la demande. Ils demandent aussi l’élargissement de leurs prérogatives, qu’en pensez-vous ?
Evidemment, ce chiffre est insignifiant par rapport au besoin qui s’exprime. Les véritables besoins qui s expriment dans le cadre des APC dépassent largement ces chiffres. Mais malheureusement l’Etat c’est ce qu’il octroie. Le président de l’APC doit avoir le statut du premier magistrat de la commune comme partout dans le monde. Le maire est premier magistrat de la collectivité. Il est élu par le peuple
Regardez le prix du pétrole est passé à 100 dollars et dans la loi de finance, le chiffre est passé à 37 dollars, ou est le reste ? Le citoyen souffre. Vous constatez des coupures de routes, des manifestations, des marches, des cris de partout. C’est l’inconscience nationale, on demande qu’il y ait un peu d’esprit patriotique au niveau du gouvernement.
Est-ce que l’administration est consciente de la gravité de la situation et de l’implosion sociale ?
Bien sur qu’elle est consciente de tout mais elle est la et milite pour faire demeurer le sous développement social. Et nous, on essaye de militer pour le développement et l’administration milite pour entretenir le sous développement pour pouvoir museler le peuple.
Dans l’adoption du budget primitif pour l’exercice 2012, nous retrouvons une bonne nouvelle pour les étudiants, à savoir 12 000 places pédagogiques et 6000 lits pour l’université de Béjaïa. Ces projets seront-ils livrés dans les délais ?
Pour l’université cela ne relève pas du budget de la wilaya mais du budget de l’Etat. Les travaux sont lancés. Je sais que nous allons avoir une rentrée universitaire 2012-2103 difficile. Pour vous dire que toutes les places pédagogiques et les résidences seront prêtes, serait un mensonge. Nous ne serons pas prêts. Nous aurons des difficultés qu’il va falloir assumer et surmener.
Propos recueillis par Farid Ikken
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Par Rédaction


tous ces problemes et ces obstacles pour le developpement de la wilaya depuis lantemps dailleur x temps sa du à un manque des compettance et de la negligence totale par les responsable de cette wilaya un example on a meme pas presque une direction reginal à bejaia example la marchandise de notre port pars à setif et nous on va partire a setif pour lachetter et puis sera vendu ici je comprends rien surtous la decentralisation des direction general pouir le traitement rapids des dossier c’set grave je dirai comme vous comme les autres qui sont partis et ne tinquiete pas le peuple il est au courant de tous et n’est pas ignorant