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Un emploi et un logement, Monsieur le président

jeudi 19 janvier 2012 à 23:01   ·   0 Commentaires - Patager sur : Votre Facebook - Votre Twitter - Email cet article

« Un emploi et un logement, c’est tout ce que demandent les jeunes dans notre pays », avait déclaré Mohamed Seghir Babès, président du Conseil national économique et social (CNES), auquel a été confiée la mission de sonder la situation du développement local et les attentes des citoyens, par le président Bouteflika.
Oui, Monsieur Babés, l’Algérie n’a même pas pu garantir un emploi et un logement aux millions d’Algériens et Algériennes qui ne cessent de le réclamer, alors que nous nous apprêtons à fêter le cinquantième anniversaire de l’indépendance de l’Algérie !
Au fait, Vous n’avez, nullement besoin de commissions nationales pour enquêter à ce sujet. Contrairement aux institutions de l’Etat, les quartiers populaires sont ouverts pour tout le monde. Vous n’avez qu’a descendre aux quartiers de Belcourt à Alger ; d’El Hamri à Oran ou d’Ihaddadène à Béjaïa pour le constater.
Oui Monsieur le président de la République, la faussée qui sépare les citoyens de l’administration ne cesse de s’élargir. Car certains citoyens dupes, malgré eux ont cru, sans avoir le choix, en vos déclarations que « l’année en cours allait être celle de la concertation et du dialogue social ».
Ce citoyen se lève tous les matins et tape aux portes de la République mais l’agent qu’il le reçoit n’a jamais entendu parler ni de « concertation » ni de « dialogue social ». Il « est, d’ailleurs maitre à bords », « il fait ce qu’il veut » l’agent de l’administration. Il fait rentrer et sortir qui il veut. Il dénigre et apprivoise, il crie, il fait la fête, il fait la pluie et le beau temps des gens de sa région.
Le citoyen naïf et misérable, l’écoute et parfois l’admire même. Il n’a pas le choix. Quand enfin, il reçoit, en plein figure la hargne de votre agent, Monsieur le président. Quand il est renvoyé, souvent dans l’humiliation, c’est votre portrait, Monsieur le président,  royal et aux couleurs nationales qu’il voit, après la figure de l’agent qui le renvoie.
Oui Messieurs les dirigeants, la rue gronde quotidiennement et elle n’est pas prête de s’arrêter, car contrairement à ce que vous croyez. Contrairement à ce que vos commissions solennelles rédigent dans leurs rapports semestriels, ce n’est pas, uniquement un logement et un emploi que les Algériens demandent. Les Algériens reçoivent de plein fouet, la réalité amère, chaque jour que Dieu fait. Ils le réclament désormais et ils ne sont plus prêts d’arrêter, d’être considérés Citoyens à part entière car ils ne le sont pas aujourd’hui.

Farid Ikken

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