De la critique en Algérie
vendredi 23 décembre 2011 à 00:36 · 1 Commentaire - Patager sur : Votre Facebook - Votre Twitter - Email cet article
Si pour certains, les compagnes semblables à celle lancée pour le bébé Manil peuvent paraitre désuètes, voire désespérées dans un pays où des centaines d’enfants souffrent de maladies qui ne peuvent être prises en charge ou sont victimes de négligence d’autorités diverses, il n’en reste pas moins que nous pouvons encourager, faute de pouvoir assister des citoyens en détresse. Car, l’apathie est le pire qui peut arriver à une nation.
On se souvient encore du cri de détresse de Djamila Bouhired, une héroïne de la guerre de libération nationale qui a appelé, il y a deux ans, dans un geste de désespoir ses concitoyens algériens à lui apporter son assistance pour pouvoir payer ses soins à l’étranger. Après avoir tapé à toutes les portes des ministères concernés pour réclamer son droit de citoyenne, elle n’a trouvé d’autres issues que de se tourner vers ses frères et sœurs d’une Algérie pour laquelle elle a combattu corps et âme.
Qui ose-encore dans l’Algérie d’aujourd’hui fermer la porte au nez à une citoyenne comme Djamila Bouhired ? Vous l’avez deviné. Ce sont les mêmes personnes qui ont refusé à Mouloud Blidi, le père du bébé Manil la prise en charge à l’étranger. Ce sont les mêmes personnes qui ont balloté d’un service à l’autre les victimes du printemps noir, qui avaient pourtant bénéficié d’une aide médicale. Ce sont les mêmes personnes qui, chaque jour humilie les citoyens algériens dans les administrations de la République pour une simple opération administrative. Et ce qui est arrivé à Djamila Bouhired et Mouloud Blidi peut arriver à n’importe qui d’entre nous.
Pour finir, concernant les professionnels de la critique et les spécialistes de l’art de juger, il faut avouer que le culte de l’esprit critique est une valeur inestimable, à condition de ne pas se tromper de cible, car selon un poète de l’Héxagone : « Il y a des critiques qui ne demeurent « critique » que le temps de n’avoir pas réfléchi ».
Farid Ikken
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Par Rédaction


azul
les soins c’est un droit reconnu dans la constitutions algérienne de 1996 et stipulé dans la déclaration universelle des droits de l’Homme mais hélas en Algérie ce droit est négligé faute de volonté politique de la part de nos responsable avec la complicité des acteurs politique Algeriens notamment ceux qui se présentent sous la casquette de l’opposition , le droit aux soins c’est un droit fondamental qui interpelle toute la société car il y a beaucoup de nos concitoyens qui souffrent dans le silence accru